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Venant du Nord descendons avec la Saône sur
les pas de Jean-Jacques Rousseau. A quai, quelques péniches
jouent les Impressionnistes. Au pied des balmes “sous contrôle”,
un quartier bien vivant. Dans une impasse, on déclame, on s'invective…
Est-ce du Molière ou du Goldoni ? – du théâtre c'est certain…
Le temps s'est il arrêté ?
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Pourtant Jean-Jacques Rousseau, là, ne trouverait
plus sa grotte mais un Galion figé à l'amarre. En
surplomb, les Jardins de Fontanières renouent agréablement
avec la tradition des jardins familiaux. Plus au sud, en
cette fin de printemps on s'active dans le beau domaine du
n° 25, précédemment l'Institut Séricicole, qui vit un
nouveau tournant de son histoire. Les
“graines” de vers à soie ont éclos… Il faut nourrir, nourrir,
nourrir… Les mûriers se dépouillent.
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Sans transition nous voici
Rue Stéphane Déchant ; on nous aiguille au n° 2 : des centaines
de locomotives et de wagons roulent avec le “Modélisme ferroviaire
Mulatin” (CFPM).
Approchant du Confluent,
la conversation devient impossible. Difficile de lutter avec
les éructations autoroutières !
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La Maison du Confluent ! Vieille dame pimpante
comme une image d'Epinal, autrefois Mairie. Il faut gravir les
marches de granit de l'escalier monumental pour pénétrer dans
un hall accueillant : amateurs de danse, de bricolage, des enfants
font leurs devoirs, des jeunes du quartier surfent sur Internet.
En face sous les platanes de la classe enfantine P. Nas, les
petits se détendent après leur repas au restaurant scolaire
tout proche.
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Adieu La Saône ! Elle s'unit
ici au Rhône pour descendre à la Mer. Tradition fluviale oblige,
des jouteurs s'entraînent dans le bassin de l'Écluse. Le temps
des barbeaux et des aloses est passé.
Par le quai Pierre Sémard
gagnons la frontière sud de la commune : des H.L.M. bien proches
de l'autoroute, derrière un long mur décoré, la S.N.C.F fabrique,
répare le matériel roulant et aiguille fret et marchandises
depuis les ordinateurs d'un cube de verre : la B.I.G.
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Les joueurs de boules font
leurs “carreaux” le long de l'Yzeron au stade bouliste municipal.
Revenons rue Stéphane Déchant…
En l'air, plus de fils pour conduire la lumière et les messages
téléphoniques, mais un large trottoir, de beaux lampadaires
plantés dans la verdure protégeant les piétons et les
voitures des aquariophiles.
Bifurquons avenue Général
de Gaulle pour gagner le plateau. Les jardiniers ont fait un
travail d'artiste : talus et massifs fleuris à droite – à gauche
un peu plus haut – attention pour traverser ! – sur un drôle
de petit rond-point, des palmiers – non ce n'est pas un mirage
!
Chemin des Chassagnes encore
une allée d'arbres jeunes et beaux conduit sur la gauche au
cimetière et à la colonne du souvenir gravée du nom des nombreux
Mulatins, morts pour la Patrie.
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Par un petit chemin qui sent la noisette
faufilons-nous jusqu'à la Cadière. Des roulements… La piste
de skate fait des heureux ! En face, au terrain d'Aventure jouent
les tout-petits bien en sécurité, familiarisés avec les couleurs
vives des fresques de la petite maison et avec les exercices
au mur d'escalade. Les plus grands s’adonnent à un match
de beach-volley.
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Apprendre à partager pour
avancer
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Revenons Chemin des Chassagnes.
En face de nous le complexe
sportif dont le stade et la piste d’athlétisme s’apprêtent à
recevoir un nouveau revêtement. Une petite brasse à la
piscine où tous les enfants de La Mulatière apprennent les
rudiments de la natation. Du sport à la culture… Sous
l'égide de l'AGOCE, une partie d'échecs s'engage au Tabagnon,
la salle polyvalente au carrelage en damier. Au Centre Social et
Culturel se mélangent les générations. A la bibliothèque, un
CD-Rom entraîne des amateurs d'art au Louvre, et au Point CYB
des internautes surfent en toute liberté.
Des petits, les yeux brillants
de plaisir boivent les paroles des conteuses. Le Pivort et ses
commerces, et rendez-vous Place Jean Moulin. On bavarde sur
les bancs, à l'ombre ou à l'Espace Rencontre. Quelle est cette
rumeur ? Le bridge bi-hebdomadaire ou une petite fête de famille
?
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L'Hôtel de ville, clair
et accueillant
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L'Hôtel de Ville, long
bâtiment vitré, clair et accueillant, fait la fierté des Mulatins.
Sur le grand plateau voisin tout le scolaire est à l'ombre à
l'enseigne du Grand Cèdre.
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Que le Confluent est beau, quand en contournant
le Dojo, on le découvre depuis le restaurant scolaire situé
près du Pavillon
de la Céramique, qui nous rappelle qu'il y a un siècle l'Art
que l'on nomme nouveau avait comme ambition de rendre belle
la vie de tous les jours! Puis, par
la Navarre, nous arrivons au square St Exupéry et, devant les petites maisons
fleuries de la rue Galtier une voiture municipale livre
des repas chauds.
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Tendons l'oreille… Des légions romaines en
marche sur la Narbonaise… Les hauts murs du chemin de Fontanières
en renvoient un écho très très lointain… Nostalgie avec un
parfum
de roses anciennes qui nous accompagne aux limites du territoire.
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